27 Novembre 2025
L'avocate tunisienne Sonia Dahmani a été libérée après plus d'un an et demi de détention.

L'avocate tunisienne Sonia Dahmani, accusée de diffusion de fausses informations, a été libérée de prison en Tunisie aujourd'hui après avoir bénéficié d'une libération conditionnelle, a confirmé son avocat.
Connue pour sa défense inébranlable des droits de l'homme et sa critique du racisme en Tunisie, Dahmani avait été condamnée pour « diffusion de fausses informations » en vertu du décret-loi controversé n° 54. Sa peine initiale de deux ans a été réduite à un an et demi en janvier, ce qui a finalement permis sa libération provisoire sous caution.
L’annonce de sa libération est survenue à un moment particulièrement symbolique : la remise du prix des droits de l’homme de l’Association européenne du barreau, pour lequel il avait été nominé par les barreaux d’Espagne, de France et d’Italie, a coïncidé avec sa sortie de prison.
L'avocate a été libérée quelques instants avant la cérémonie, au cours de laquelle sa sœur, Ramla Dahmani, également avocate, a reçu le prix des mains du président du CCBE, Thierry Wickers, et de la présidente de la commission des droits de l'homme, Barbara Porta. Sonia a participé à l'événement par visioconférence et a reçu le soutien unanime de l'assemblée.
Sa libération fait suite à 18 mois d'une intense mobilisation internationale menée par les barreaux et l'Observatoire international des avocats en danger, qui réclamaient sa libération. La cérémonie rend hommage non seulement à la carrière de Dahmani, mais symbolise également la solidarité mondiale avec les défenseurs des droits humains victimes de représailles dans des contextes politiques répressifs.
Son cas reste un exemple du délicat équilibre entre les lois nationales et les droits fondamentaux en Tunisie, et son histoire est devenue un symbole de résistance à la censure et un appel à la communauté internationale pour qu'elle protège les avocats et les militants qui défendent les droits de l'homme dans des situations difficiles.




