Septiembre 22 2025
Le Barreau exprime son inquiétude quant au risque que représentent pour les victimes les défauts des bracelets utilisés par les agresseurs.
El Consejo General de la Abogacía Española exprime son inquiétude quant aux failles des bracelets électroniques destinés aux agresseurs et demande qu'elles soient corrigées dans les plus brefs délais afin d'éviter des risques pour les victimes.
L'Ordre des Avocats considère que les défaillances détectées dans les bracelets télématiques pour agresseurs, rendues publiques par le Fiscalía General del Estado dans son rapport annuel 2024, nécessitent une solution urgente car il s'agit de violations potentielles des zones d'exclusion - des agresseurs et des condamnés - qui non seulement mettent en danger la vie de la victime, mais peuvent également altérer l'affaire pénale en raison de la perte de données des enregistrements de ces appareils électroniques.
« Ces dispositifs sont essentiels pour la protection des victimes », rappelle Fernando Rodríguez Santocildes, président de la Sous-commission sur la violence contre les femmes de la Consejo General du Barreau, qui rappelle que la confiance dans ce réseau institutionnel est essentielle : « Il n’y a pas de place pour la moindre erreur dans cette affaire. »
Le Barreau estime que le bon fonctionnement de ces bracelets est crucial pour assurer non seulement la protection réelle des victimes, mais aussi leur tranquillité d'esprit et leur confiance dans un système qui, jusqu'à présent, fonctionnait.
L'incident, détecté après le changement d'opérateur – de Telefónica à Vodafone – a entraîné une perte de données de plusieurs mois. Plus précisément, le parquet a mis en garde dans son rapport contre « un nombre important de classements sans suite, de classements provisoires et d'acquittements ».
Ces dispositifs, partie essentielle du système VioGén, couvrent actuellement plus de 45 000 femmes en Espagne.
Le Barreau a déjà affirmé l'année dernière, dans le XIIe Conférence sur la violence de genre tenue à Tolède pour renforcer les ressources de surveillance et de protection des victimes, ainsi que pour développer des systèmes de détection précoce qui fournissent des réponses plus immédiates et plus efficaces.
Le Barreau insiste également sur le fait que la sécurité des victimes d'abus ne doit pas dépendre uniquement du port de bracelets électroniques, mais aussi d'un accès immédiat à la justice. Il souligne donc que la concentration des Tribunaux des Violences faites aux Femmes prévu par la loi organique 1/2025, « pourrait ouvrir la porte », comme l'a averti en juillet la présidente de la sous-commission, « à la centralisation des connaissances sur les questions de violence contre les femmes, ce qui obligerait les victimes à parcourir de nombreux kilomètres dans des moments de particulière vulnérabilité ».




