Avril 15 2026

La Abogacía Española, à la pointe de l'IA : « Elle ne sera une alliée que si nous l'utilisons de manière éthique et avec un jugement critique. »

Salvador González, à l'ouverture de la journée
Salvador González, à l'ouverture de la journée

Président Consejo General de la Abogacía EspañolaSalvador González a défendu cet après-midi le rôle prépondérant de la profession juridique face à l'émergence de l'intelligence artificielle (IA) lors de l'ouverture de la conférence. L'intelligence artificielle dans le système judiciaire, organisés conjointement avec Consejo General del Poder JudicialDans son discours, il a souligné que la véritable valeur de cette technologie dépend de son application : « Ce qui importe vraiment, c'est qui l'utilise. L'IA, comme toute technologie, n'est pas une fin en soi, mais un moyen de mieux servir. »

González a décrit l'IA comme « l'outil technologique le plus disruptif et révolutionnaire qui soit », soulignant son impact transversal sur tous les domaines, y compris le domaine juridique. À cet égard, elle a insisté sur l'importance de la formation pour « anticiper l'avenir ».

Esther Erice à l'ouverture de la journée
Esther Erice à l'ouverture de la journée

Le président a expliqué que le Abogacía Española Upro est déjà un acteur majeur de la transformation numérique du système judiciaire. Parmi les initiatives promues par l'institution, il a cité la création du Conseil consultatif sur l'innovation et la profession juridique, la publication du Livre blanc sur l'intelligence artificielle et la mise en œuvre de programmes de formation tels que le programme de compétences numériques d'Upro, qui a déjà bénéficié à des milliers de professionnels à travers le pays.

Participants à la conférence
Participants à la conférence

Cependant, González a insisté sur le fait que le progrès technologique doit s'accompagner de responsabilité : « L'IA ne sera une alliée que si nous l'utilisons à bon escient, de manière éthique et avec discernement. » À cet égard, il a souligné l'importance de la récente circulaire déontologique de la profession juridique, qui encadre l'utilisation des systèmes d'IA générative, et a insisté sur le fait qu'« il s'agit d'un outil d'aide à la décision, jamais d'un organe décisionnel. »

Enfin, il a insisté sur la nécessité de préserver des principes essentiels tels que la diligence professionnelle, la sincérité, le secret professionnel et la protection des données. Pour le président, le défi de l'IA réside dans le maintien d'un équilibre entre innovation et valeurs : « l'innovation au service de l'humanité et des sociétés, et non l'inverse », a-t-il rappelé, appelant à une responsabilité partagée entre les juristes et le pouvoir judiciaire.

Tableau 1. De gauche à droite : Joaquín Delgado, Joaquín Silguero, Ofelia Tejerina, Miguel Hermosa et Eugenio Mallol.
Tableau 1. De gauche à droite : Joaquín Delgado, Joaquín Silguero, Ofelia Tejerina, Miguel Hermosa et Eugenio Mallol.

María Esther Erice, membre du Consejo General de la Abogacía Españolade la magistrature, a insisté sur la nécessité d'éviter toute vision simpliste de son impact : « Quand on parle d'IA, on ne peut pas penser qu'elle sera une solution miracle », car il s'agit d'une réalité aux enjeux complexes qui ne résoudra pas les problèmes immédiatement. Mme Erice a souligné que l'intégration de ces technologies requiert l'implication de tous les professionnels du secteur. Parmi les défis à relever, elle a mis en avant la protection des données, la nécessité de transparence des systèmes et le risque d'introduction de biais. À cet égard, elle a insisté sur le fait que « ces droits fondamentaux ne sauraient en aucun cas être bafoués ».

La session a réuni des experts juridiques et technologiques qui ont analysé les défis, les opportunités et les risques de l'intelligence artificielle dans le système judiciaire. Le premier panel s'est concentré sur la manière dont l'IA entraîne des changements structurels au sein du système judiciaire, avec des présentations de Joaquín Silguero, directeur du Centre de documentation judiciaire, et de Joaquín Delgado, magistrat. Audiencia Nacional et Ofelia Tejerina, avocate spécialisée en droit numérique. Le second panel a abordé les risques éthiques liés à l'exercice du droit et à l'activité judiciaire, avec des présentations d'Alfredo Sánchez-Rubio, coordinateur du programme Upro ; Maitane Valdecantos, avocate spécialisée en propriété intellectuelle ; Paloma Santiago, directrice de la Supervision et du Contrôle de la Protection des Données auprès du Pouvoir Judiciaire ; et Carlota Cuatrecasas, juge au Tribunal de Première Instance de Barcelone.

Tableau 2. De gauche à droite : Carlota Cuatrecasas, Alfredo Sánchez-Rubio, Paloma Santiago, Maitane Valdecantos et Eugenio Mallol.
Tableau 2. De gauche à droite : Carlota Cuatrecasas, Alfredo Sánchez-Rubio, Paloma Santiago, Maitane Valdecantos et Eugenio Mallol.

La séance a débuté par une présentation consacrée aux applications pratiques de Google NotebookLM dans le cadre du programme Upro, donnée par Miguel Hermosa, président du sous-comité de la justice numérique du barreau.

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