22 Février 2019

Le TSJ d'Aragon est d'accord avec la profession d'avocat concernant les frais de fonctionnement réels de l'aide judiciaire

  • La décision établit que les coûts d’infrastructure du Service d’aide juridique gratuite ne doivent pas être reflétés dans les cotisations des membres, c’est-à-dire qu’ils ne doivent pas être supportés par les membres.

El Tribunal Superior de Justicia d'Aragon a dicté jugement daté du 30 janvier 2019, accueillant partiellement l'appel interjeté par le Collège et déclarant nuls et non avenus les règlements suivants :

1.- L'article onze de l'article unique du décret 161/2016, qui a modifié l'article 52 du décret 110/2014, du 8 juillet, qui a approuvé le règlement sur l'assistance juridique gratuite dans la communauté autonome d'Aragon.

2.- Le premier alinéa du nouvel article 52.bis du décret précédent, introduit par l'article douze du décret attaqué.

3.- L'article cinq de l'arrêté PRE/1856/2016, du 19 décembre, exclusivement dans la mesure où il abroge le module 10 prévu à l'annexe de celui du 30 décembre 2014, pour indemniser les barreaux pour les dépenses de fonctionnement et d'infrastructure.

Bien que l'appel soit partiellement accueilli, comme indiqué, le Collège est jugé en faveur du fond de l'appel, relatif à l'indemnisation des dépenses de fonctionnement et d'infrastructure.

La décision n'est pas définitive, un recours étant possible. Il faudra donc attendre l'expiration du délai légal pour savoir si le gouvernement d'Aragon fera appel. Cependant, il est clair que cette décision satisfait les intérêts de l'association et réaffirme les motifs qui ont motivé le recours. Ceux-ci étaient, en substance, les suivants :

a) veiller à ce que les coûts d’infrastructure du Service d’aide juridique ne soient pas répercutés sur les cotisations des membres, c’est-à-dire qu’ils ne soient pas supportés par les membres ;

b) que les Services soient fournis aux citoyens, aux tribunaux et aux avocats avec la plus grande rapidité et la meilleure qualité possible.

Parallèlement, les conséquences potentielles de l’abrogation des réglementations susmentionnées et l’impact que cela aura sur la compensation de ces coûts d’exploitation et d’infrastructure sont à l’étude.

À cet égard, l'arrêt, dans sa quatrième base juridique, indique qu'après avoir comparé le régime en vigueur dans les autres communautés autonomes, il apparaît que la Communauté autonome d'Aragon continue de fixer le montant de la subvention pour frais d'infrastructure au moyen d'un montant fixe par dossier, soit 40,42 euros, et qu'il s'agit également de la plus coûteuse de toutes. Il ajoute que « le critère suivi par toutes les communautés ayant réglementé le système depuis 2010 est d'établir un pourcentage sur les montants résultant des dépenses par équipe de gardes et d'interventions, ou seulement d'interventions (...) ».

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