13 Février 2026

El Tribunal Supremo Certaines ressources massives sont acheminées par le biais de la médiation au sein du « cartel des camions ».

La première salle du Tribunal Supremo Le système des cours d'appel civiles espagnoles est confronté à une situation de saturation qui menace sa pérennité. En 2025, 13 008 affaires ont été portées devant cette juridiction, et l'année s'est terminée avec un arriéré de 27 864 appels, chiffres qui témoignent d'une surcharge structurelle importante.

D'après les données publiées par la Cour elle-même, 60 % des affaires en cours relèvent de ce que l'on appelle les litiges de masse, notamment dans des domaines tels que le droit bancaire, les clauses contractuelles types et le cartel des transporteurs routiers. Cette concentration d'affaires entrave l'exercice de la fonction de la Cour suprême dans les cas qui requièrent véritablement une décision unificatrice de la doctrine juridique et allonge de façon alarmante les délais de résolution.

Le retard dans l'établissement des critères jurisprudentiels a également un effet multiplicateur sur les litiges, car l'absence de réponse claire de la Cour suprême empêche d'apporter de la certitude aux instances de première et de deuxième instance.

Dans ce contexte, la Cour a accepté de promouvoir le recours à la médiation pour les appels relatifs au droit privé de la concurrence dans le domaine du cartel des camions, une affaire qui compte plus de 4 000 appels pendants. Les questions juridiques fondamentales ayant déjà été résolues, la Cour a, par conséquent, appliqué la même doctrine à chaque cas particulier. Bien que l’émergence de nouvelles questions ne soit pas exclue, celles-ci sont désormais considérées comme marginales.

Cette mesure est soutenue par la loi organique 1/2025 du 2 janvier relative aux mesures concernant l'efficacité du service public de justice, qui permet d'étendre les mécanismes visant à renforcer la capacité de négociation des parties même aux conflits survenus avant son entrée en vigueur.

En outre, cette initiative est conforme aux recommandations de la Commission européenne visant à promouvoir le recours à la médiation, ainsi qu'à la résolution du Parlement européen du 12 septembre 2017 relative à l'application de la directive 2008/52/CE. Elle s'inscrit également dans le cadre du Statut général de la Constitution. Abogacía Española et dans le projet de directive du Conseil de l’Union européenne publié le 17 novembre 2025 visant à moderniser le système européen de règlement extrajudiciaire des litiges de consommation.

La Cour proposera formellement aux parties, par ordonnance judiciaire, de soumettre le recours à la médiation. L’acceptation sera volontaire ; toutefois, tout refus de coopérer à la recherche d’une solution amiable pourra avoir des conséquences financières. À cette fin, la Cour examinera si les parties disposent déjà d’éléments suffisants pour anticiper l’issue du jugement ; l’interprétation jurisprudentielle des articles 7.1 du Code civil, 11 de la Loi organique du pouvoir judiciaire et 394 et 398 du Code de procédure civile ; la doctrine de la bonne et de la mauvaise foi dans l’instance et des procédures abusives ; la notion d’abus de procédure telle qu’elle a été développée dans l’arrêt n° 1715/2024 de la Cour de cassation du 20 décembre 2020 ; et la nécessité de préserver la viabilité du système de justice publique face à l’utilisation abusive des voies de recours civiles.

L'accord sera publié sur le site officiel du pouvoir judiciaire et communiqué à Consejo General de la Abogacía Española.

Accord de la session plénière non juridictionnelle de la Première Chambre de Tribunal Supremo du 27 janvier 2026

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