12 Février 2015

Le Colegio de Madrid demande à l'Intérieur d'appliquer le décalogue des bonnes pratiques

  • Il s'agit de se conformer aux différentes directives européennes
  • De cette manière, une défense « réelle et efficace » des détenus et des accusés pourrait être menée.

Dans une lettre adressée au ministre de l'Intérieur, le Barreau de Madrid a demandé « d'accélérer la mise en œuvre du décalogue de bonnes pratiques afin d'éviter les situations de conflit entre les Fuerzas de Seguridad de l'État et des professionnels du droit lorsqu'il s'agit de garantir les droits des détenus ».

En octobre dernier, le Conseil d'Administration de l'Ordre des Avocats a approuvé le Décalogue des Bonnes Pratiques en matière d'assistance aux détenus, conformément aux dispositions des Directives du Programme de Stockholm du Parlement européen et du Conseil d'octobre 2012 et 2013 :

Ces directives font référence au droit à l'interprétation et à la traduction et à l'information sur le droit à l'entraide judiciaire dans les procédures pénales et dans les procédures relatives au mandat d'arrêt européen, en plus du droit d'informer un tiers au moment de la privation de liberté et de communiquer avec les tiers et avec les autorités consulaires pendant la privation de liberté.

En ce sens, le Collège a demandé que « tous les efforts possibles soient déployés afin de procéder à une mise en œuvre rapide et efficace des bonnes pratiques, ainsi que l'adoption de toutes les mesures permettant leur pleine conformité ».

Además, se insiste que “con independencia de lo acertado o no de realizar la trasposición de las Directivas de manera separada y del indubitado avance que supondrá su aprobación, la realidad es que en tanto se realiza toda su tramitación parlamentaria los conflictos sobre su aplicabilidad persistirán avec les Fuerzas de Seguridad de l'État au détriment des droits du détenu ».

Dans la lettre, le ministre de l'Intérieur, Jorge Fernández, est également rappelé que "les Directives européennes viennent étendre les droits contenus dans notre Code de procédure pénale concernant les détenus et les prévenus afin de pouvoir mener une" défense réelle et efficace "réglementant, entre autres droits, l'accès au rapport, ainsi que les preuves qu'il contient et l'entretien préalable à sa déclaration à la préfecture de police, étant donné que la limitation actuelle affecte le droit à un procès équitable, car on ignore le vrai portée de l'infraction pénale alléguée ».

Par ailleurs, le Collège exprime sa ferme volonté de promouvoir que « l'assistance judiciaire, notamment dans les affaires confiées par l'Aide Judiciaire, se développe conformément au Décalogue approuvé ».

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