Mars 06 2025

Le licenciement d'une employée annulé après un arrêt maladie pour fausse couche

Femme enceinteEl Juzgado de lo Social Le tribunal n° 13 de Valence a déclaré nul et non avenu le licenciement disciplinaire d'une travailleuse, survenu quelques jours après son retour au travail suite à un avortement spontané.

L'entreprise a invoqué une « réduction volontaire et continue » de ses performances, mais le juge a estimé que ses droits fondamentaux avaient été violés, ordonnant sa réintégration et une indemnisation pour dommages et intérêts de 12.000 XNUMX euros et perte de salaire.

Le tribunal s'appuie sur l'article 55.5 du Statut des travailleurs, qui déclare nul tout licenciement fondé sur une discrimination ou une violation des droits fondamentaux.

L'entreprise considère comme prouvé le lien temporel entre le retour de la salariée après son avortement et son licenciement, notifié seulement quatre jours plus tard par une lettre « ambiguë et générique » que l'entreprise elle-même reconnaît comme inappropriée dans la convention de rupture.

Pour Rubén Molina, l’avocat qui défend la femme concernée, cette affaire « marque un avant et un après en termes de protection des femmes enceintes, puisque jusqu’à présent le fait de la grossesse ou de la maternité était protégé, mais pas la situation d’avortement ou de grossesse ratée ».

Selon elle, cette décision « ouvre un nouveau point d'appui pour de futures réclamations pour licenciement sans motif, et où la véritable motivation du licenciement réside dans le simple fait que la travailleuse exerce son droit légitime de vouloir être mère ».

Suite à ce jugement, « il sera plus facile de prouver que les femmes qui ont eu recours à l'avortement ont été licenciées sur la base d'une discrimination, et que leur droit à l'égalité et à la non-discrimination fondée sur le sexe a donc été violé », a-t-elle ajouté.

 

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