20 octubre 2022

L'accessibilité cognitive, clé pour les détenus handicapés mentaux

Comprendre le déroulement de la vie en prison peut être difficile pour les personnes handicapées mentales. Pour cette raison, il est important de parvenir à une accessibilité cognitive, afin que les choses, les espaces et les textes soient compréhensibles pour tous.

"L'accessibilité cognitive est l'équivalent des rampes en déficience intellectuelle", souligne Rebeca Arce, coordinatrice de l'accès à la justice chez Plena Inclusion Castilla-La Mancha.

Ce sera l'un des sujets qui seront abordés lors de la table "Bonnes pratiques et compétences en santé mentale en prison par la profession juridique", lors de la XXIVe Conférence des services d'assistance et d'orientation juridiques pénitentiaires qui s'est tenue à Albacete les 3 et 4 novembre. La les inscriptions sont ouvertes.

Lorsque les personnes handicapées mentales entrent en prison, leurs principaux besoins se situent « au niveau de la compression », explique Arce. "Sachez où je suis ou pourquoi je suis ici", résume-t-il. Une des actions en ce sens est de fournir des informations sur le règlement pénitentiaire adaptées à une lecture facile, tout comme cela se fait avec la documentation du processus judiciaire. En outre, Full Inclusion travaille en coordination avec les établissements pénitentiaires et apporte un soutien aux détenus qui en ont besoin.

Concernant les mesures pour leur réinsertion, elles sont "les mêmes que pour le reste", avec la particularité de l'accompagnement dont elles peuvent avoir besoin pour accéder à certaines d'entre elles, "notamment au niveau de la compréhension", rappelle-t-il. "Parce qu'ils peuvent avoir les mêmes facilités de réinsertion, mais pas les utiliser par ignorance."

Le coordinateur Full Inclusion précise qu'"une personne ayant une déficience intellectuelle n'a pas besoin d'avoir une maladie mentale". Pour les personnes atteintes de maladie mentale, les établissements pénitentiaires disposent du programme Paiem (Programme cadre de prise en charge intégrale des malades mentaux en centros penitenciarios), à partir de laquelle un suivi est effectué avec une équipe pluridisciplinaire.

Le travail avec les personnes handicapées mentales est pluridisciplinaire, en coordination avec le personnel technique du centre pénitentiaire et avec les opérateurs judiciaires, très sensibilisés à cette problématique.

Lors de ces Conférences de droit pénitentiaire, qui se tiennent sous la devise "La loi : une boussole en prison", des sujets tels que la technologie ou les droits du travail en prison seront également abordés.

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